Merci à Jean-Louis Dega pour la contribution publiée ci-dessous :
Jean Léon Pierre Baqué a été décoré en 1967 (je pense chevalier des palmes académiques) d'après le bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses et avec cette information j'ai trouvé que ce Jean Léon Pierre Baqué était né le 27 septembre 1897 à Bordeaux. Cela correspond chronologiquement avec le fait qu'il a été instituteur à Montirat de 1928 à 1936 sachant que ce n'était pas son premier poste car il parle de « mutation d'enseignants » dans son article de la Revue du Tarn pour expliquer sa venue à Montirat en 1928.
Il avait épousé étant commis des postes le 23 septembre 1922 à Couesmes-Vaucé (Mayenne) Raymonde Marcelle Housseau employée des postes fille d'un instituteur et d'une receveuse des postes. Ses parents à lui étaient employé des chemins de fer du Midi pour le père Jean Léon Baqué et giletière pour la mère Jeanne Pinchoret. Ceux-ci s'étaient mariés à Mont-de-Marsan le 4 novembre 1893, le père né en 1866 étant fils d'un cantonnier et d'une ménagère de Aire (Landes), la mère mineure née en 1875 étant fille d'un tanneur et d'une ménagère de Mont-de-Marsan.
Il semblerait donc qu'entre 1922 et 1928 Jean Baqué et son épouse soient devenus instituteur et institutrice, sans doute encouragés dans cette voie par son père à elle, sa sœur à elle Madeleine Housseau professeur d'école primaire supérieure et le mari de cette dernière Charles Brou directeur d'école primaire supérieure témoins à leur mariage.
En 1934 Jean Baqué en sus de son poste d'instituteur donnait à Montirat des cours d'adultes à orientation agricole avec 10 élèves dans ce cours et son épouse Mme Baqué des cours d'adultes à orientation ménagère avec 12 élèves dans ce cours.
En 1936 Jean Baqué instituteur à Montirat recevait un prix de 100 francs et son épouse un prix de 50 francs au titre des prix spéciaux d'enseignement agricole et horticole (Journal officiel de la R.F. en date du 18 décembre 1936). L'épouse est prénommée Jeanne (confusion ou prénom usuel ?)
En 1937 tous les deux donnaient des cours d'adultes à orientation agricole ou ménagère mais étant désormais en poste à Brens.
En 1938 M. et Mme Baqué instituteurs à Brens font un don étant dans les premiers souscripteurs de 20 francs pour les enfants réfugiés espagnols au CNM de Valence-sur-Rhône d'après L'éveil ouvrier du 19 mars 1938.
En 1945 un Jean Baqué est secrétaire des Jeunesses socialistes du Tarn d'après Le cri des travailleurs du 12 août 1945. Ce pourrait être son fils (hypothèse à confirmer) car il avait un enfant en bas âge (« un bambin ») en 1928 quand il a pris son poste à Montirat d'après l'article signé de lui (et très intéressant !) paru dans La Revue du Tarn de l'été 1979 et intitulé Les origines tarnaises de Balzac.
Malheureusement il n'a pas pu lire son article imprimé car il était mort le 18 janvier 1978 à Mayenne (Mayenne) où son épouse et lui avaient sans doute pris leur retraite. Son épouse l'avait précédé dans la tombe à Mayenne le 24 décembre 1971. Elle était née à Ousseau (Mayenne) le 15 octobre 1895. De même il n'est pas absolument certain qu'il ait vu la stèle Balzac de Canezac à l'origine de laquelle il était pourtant.
Voilà quelques informations qui éclairent un parcours de vie et donnent de Jean Baqué et de son épouse une image fort attachante.


