À l'occasion du 150ème anniversaire de la commune de Saint-Christophe, la municipalité a diffusé le communiqué reproduit ci-dessous.
Saint-Christophe
Cent
cinquante ans de résistance pour préserver l’autonomie communale
Un
symbole pour la France rurale
Depuis la
Révolution française, la France mène une politique ininterrompue de
centralisation qui se traduit par la réduction du nombre de communes pour en
augmenter la taille. Pourtant, avec 32 000 communes (soit un tiers du total
européen !), la France reste le pays des petits villages. Pour compenser,
l’État a généralisé les intercommunalités, mais le débat persiste : faut-il
fusionner les plus petites communes ?
Dans le
Tarn, la réponse est claire : seulement 13 communes ont accepté de fusionner
depuis quelques années, soit moins de 4%. Car la France rurale tient à ses
clochers.
Saint-Christophe, ce village qui a
osé dire non à l’État
Saint-Christophe
incarne cette résistance ! En 1876, le village a même été plus radical : il
s’est séparé de Montirat pour créer une commune encore plus petite ! Une
provocation pour l’État centralisateur, qui a tout fait pour empêcher cette
scission...
Pourquoi
un tel attachement à l’autonomie ? Parce que pour les habitants, leur commune,
c’est bien plus qu’une entité administrative : c’est une histoire, une
identité, une fierté, la liberté de se gérer localement, un espace de
sociabilité dans la proximité....
Posons-nous
alors la question de nos jours : Saint-Christophe a-t-elle eu raison ? Le
maintien des petites communes est-ce une force ou une faiblesse ?
De la commune à l’intercommunalité
Le
problème de fond c’est que les petites communes ne peuvent pas exercer toutes
leurs compétences, faute de moyens budgétaires et humains suffisants : comment
une petite municipalité pourrait-elle prendre en charge une piscine ou un
cinéma ou une zone artisanale ?
D’où le
recours à l’intercommunalité, mouvement généralisé en France, et consensuel.
Commencé
avec les SIVU et SIVOM, l’intercommunalité a pris des formes plus importantes
maintenant avec les EPCI : communautés de communes en milieu rural,
agglomérations et métropoles pour les territoires les plus peuplés.
Les compétences de notre
intercommunalité
Sur la
proposition de Jean-Marc Pastor, et dans un premier temps, Saint-Christophe a
décidé de participer à la création d’une intercommunalité composée de toutes
les communes rurales autour des trois communes du Carmausin.
Quelques
années plus tard, cette intercommunalité a décidé de fusionner avec celle du
Carmausin pour faire une entité territoriale cohérente : actuellement 31
communes rassemblant 30 000 habitants environ, pour créer la 3CS (Communauté de
communes Carmausin-Ségala)
Cette 3CS
a assuré peu à peu un nombre croissant d’activités, avec l’accord des communes.
Ainsi Saint-Christophe, par sa participation à la gestion et au financement de
la 3CS, a pu intervenir dans tous les domaines d’activités concernés, et bénéficier
ainsi de tous les services correspondants.
Mais
l’intercommunalité ira-t-elle, à terme, jusqu’à provoquer la disparition des
petites communes ?
NON !
parce que l’on ne le veut pas ! De plus l’intercommunalité ne fait pas tout, ne
peut pas tout... Par exemple, des communes de la taille de Saint-Christophe ont
beaucoup de mal à financer un poste d’agent d’entretien, et l’interco ne le
fera pas !
De plus,
malgré ses mérites indéniables, l’intercommunalité éloigne quelque peu le
citoyen des niveaux de décision, par rapport à la proximité de gestion des
communes rurales.
Alors,
tous les élus qui ont participé à l’élaboration du Projet de Territoire ont
fait des propositions pour encourager les collaborations de proximité entre
communes voisines et ainsi favoriser le maintien des petites communes, tout en
assurant la création de nouveaux services au public.





