Merci à Jean-Louis Dega pour cette nouvelle contribution concernant les usages locaux à propos desquels il précise :
« Pour la commune de Montirat on suivait et on suit encore un règlement du 15 mai 1667 que je transcris ici :
« L'an 1667
et le quinzième jour du mois de mai, à la Garde-Viaur en Albigeois, place
publique et par devant Me Bertrand Roques, juge convenu.
Assemblés
Barthélemy Routavoulp de la Pégarié, Pierre Reynes de Gourp , Bernard Blanc du
Mas et Ambroise Degua de la Baute , consuls modernes dudit la Garde-Viaur et
Montirat, lesquels ont représenté à monsieur Guillaume Alaux, notaire royal,
procureur juridictionnel, Gabriel Blanc, Antoine Alaux, Pierre Massoutié, Jean
Bories, Barthélemi Vedel, Antoine Gaillard, Bernard Marty, Pierre Bibal,
François Bernard , Jean Serres de Viaur, Bernard Mader, Antoine Marty, Antoine
Mader, Jean Fricou , Pierre Doumayrou, Jean Aymé, Jean Pil6t, Gabriel Cirou,
Bernard Bories et autres de la communauté, que dans ladite communauté il y a
plusieurs différends, toujours pour raison des arbres plantés trop proche des
limites les uns des autres et haies vives, barthas , lesquels requièrent l'assemblée
d'en donner un règlement pour l'avenir, pour éviter frais à plusieurs de la
communauté comme n'en ayant aucuns articles. Lesquels tous d'une commune voix
et opinion ont été d'avis de mettre les arbres :
Les
Châtaigniers noyers et chênes garrics, vingt pans des limites à l'endroit des
terres, vignes, jardins et prés.
Les cerisiers, poiriers, pommiers et figuiers,
à douze pans.
Les pruniers, àlberges (pêchers)et autres
semblables fruitiers des vignes et jardins, à six pieds des limites.
Et que tous
les arbres des sus-nommés , en la forme et possession susdite, seront ébranchés
d'haut en bas à droite ligne des héritages, et ceux qui se trouveront être
plantés depuis dix ans, seront tirés à la susdite ligne et les autres ébranchés
comme dessus est dit. Et pour raison des châtaigneraies, bois , pommarettes, se
souffriront les uns les autres, comme a été fait de tout temps ; et pour raison
des haies vives, barthas, seront à trois pans des limites et autrement à cinq pans
d'hauteur, et que lorsqu'il y aura un chemin public, que ledit chemin servira à
rendre la distance de tous les dits arbres, à celui chemin d'un côté et
d'autre, et à ce a été conclu et délibéré et se sont signés les sachant à
l'original du présent, qui est devers moi. Miquel greffier, signé. »
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