lundi 13 juillet 2026

USAGES LOCAUX À MONTIRAT : LE TEXTE DU 15 MAI 1667

 


Merci à Jean-Louis Dega pour cette nouvelle contribution concernant les usages locaux à propos desquels il précise :

«  Pour la commune de Montirat on suivait et on suit encore un règlement du 15 mai 1667 que je transcris ici :


« L'an 1667 et le quinzième jour du mois de mai, à la Garde-Viaur en Albigeois, place publique et par devant Me Bertrand Roques, juge convenu.

Assemblés Barthélemy Routavoulp de la Pégarié, Pierre Reynes de Gourp , Bernard Blanc du Mas et Ambroise Degua de la Baute , consuls modernes dudit la Garde-Viaur et Montirat, lesquels ont représenté à monsieur Guillaume Alaux, notaire royal, procureur juridictionnel, Gabriel Blanc, Antoine Alaux, Pierre Massoutié, Jean Bories, Barthélemi Vedel, Antoine Gaillard, Bernard Marty, Pierre Bibal, François Bernard , Jean Serres de Viaur, Bernard Mader, Antoine Marty, Antoine Mader, Jean Fricou , Pierre Doumayrou, Jean Aymé, Jean Pil6t, Gabriel Cirou, Bernard Bories et autres de la communauté, que dans ladite communauté il y a plusieurs différends, toujours pour raison des arbres plantés trop proche des limites les uns des autres et haies vives, barthas , lesquels requièrent l'assemblée d'en donner un règlement pour l'avenir, pour éviter frais à plusieurs de la communauté comme n'en ayant aucuns articles. Lesquels tous d'une commune voix et opinion ont été d'avis de mettre les arbres :

Les Châtaigniers noyers et chênes garrics, vingt pans des limites à l'endroit des terres, vignes, jardins et prés.

 Les cerisiers, poiriers, pommiers et figuiers, à douze pans.

 Les pruniers, àlberges (pêchers)et autres semblables fruitiers des vignes et jardins, à six pieds des limites.

Et que tous les arbres des sus-nommés , en la forme et possession susdite, seront ébranchés d'haut en bas à droite ligne des héritages, et ceux qui se trouveront être plantés depuis dix ans, seront tirés à la susdite ligne et les autres ébranchés comme dessus est dit. Et pour raison des châtaigneraies, bois , pommarettes, se souffriront les uns les autres, comme a été fait de tout temps ; et pour raison des haies vives, barthas, seront à trois pans des limites et autrement à cinq pans d'hauteur, et que lorsqu'il y aura un chemin public, que ledit chemin servira à rendre la distance de tous les dits arbres, à celui chemin d'un côté et d'autre, et à ce a été conclu et délibéré et se sont signés les sachant à l'original du présent, qui est devers moi. Miquel greffier, signé. »


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