« DUO DES NOIRS », Christine Mamy et Gisto
jusqu'au 7 novembre
à L’Atelier Amusé
45 avenue Albert Thomas Carmaux
Un dialogue élégant et
pudique autour d’une couleur centrale
Deux principes, l’un
féminin, l’autre masculin, réunis à L’Atelier Amusé autour d’une même couleur :
le noir.
Deux parcours artistiques
aux antipodes l’un de l’autre. L’un passe par l’académie, l’école, les références assumées aux grands courants
de l’histoire de l’art. L’autre fait ses armes depuis l’enfance dans le visuel du quotidien, la nature,
le travail, l’observation du monde qui l’entoure.
Deux façons de voir en
noir, sans jamais convoquer la désespérance.
Car le noir est multiple.
Il peut être couleur tranchante ou couleur d’apaisement, profondeur ou
légèreté, matière poudrée ou transparence, éclat ou silence. Il peut être
brillant, mat, couleur d’écriture ou couleur de lecture.
Comment évoquer le noir
en Occitanie, et si près de l’Aveyron, et ne pas penser à l’aventure de Pierre
Soulages. Il ne s’agit ici d’aucune référence directe à son œuvre, mais
certaines réflexions, certains gestes, certaines interrogations peuvent parfois
se rejoindre. Pour autant, chacun habite très différemment ses sujets, ses
formes et sa matière.
Chacun raconte le noir à
sa façon.
Chacun parle la couleur
avec ses propres techniques, son propre vocabulaire, son propre regard. Et
chacun finit aussi par lui associer d’autres teintes.
Puis vient le regard de
celui ou celle qui découvre les œuvres.
Car une œuvre ne se
laisse jamais enfermer dans le regard de celui qui l’a créée. Elle se
transforme avec celui qui la regarde, au gré de son humeur, de son histoire, de
ses souvenirs, de son imaginaire.
Le noir devient alors une
expérience intime.
Christine MAMY
Élève des ateliers
publics de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, Christine Mamy
appréhende la peinture comme un champ d’expériences.
Elle y exprime un état
intérieur en privilégiant la spontanéité du geste et en laissant une place
importante au hasard, entre abstraction et figuration.
Les taches qui surgissent
peuvent se muer en éléments d’eau, de ciel ou de terre, révélant son attirance
pour la peinture orientale. Son travail porte également l’influence de
l’Expressionnisme abstrait américain des années 1950.
Chez elle, le noir
devient matière, mouvement, apparition.
Thierry GIRALT, alias
Gisto, électron libre et complètement autodidacte, fait ses armes « sur le tas
». Il y construit peu à peu son propre langage graphique et prend ses marques
dans un dessin labyrinthique qui tient à la fois de la galerie souterraine, du
cheminement et de l’exploration.
Même s’il explore
aujourd’hui d’autres couleurs, son travail s’est appuyé dès le commencement sur
le noir, comme un pilier du trait et du dessin.
Chez lui, le noir
construit, délimite, creuse et révèle.
Deux noirs, deux
écritures, un même espace
Christine Mamy et Thierry
Giralt ne racontent donc pas le même noir.
Et c’est précisément ce
qui rend leur rencontre intéressante.
Deux univers, deux
parcours, deux écritures, deux manières d'habiter la couleur réunis le temps
d’une exposition à L’Atelier Amusé.
L'ATELIER AMUSÉ DE VINCENT CROS SUR FACEBOOK

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire